Vendredi 20 juin 2008

Chaque famille Yao possède une série de dix-huit peintures sur rouleau, réalisées par des maîtres-artistes sur le papier artisanal fabriqué à la maison par les Yao et à l’aide de pigments de couleur naturels. Ces peintures sont utilisées principalement pour la grande cérémonie d’initiation des jeunes garçons et lors des funérailles. Ces peintures sont roulées ensemble dans un panier en vannerie, accroché près de l’autel des ancêtres.

Il faut deux mois pour réaliser une série de peintures, chacune d’elles étant une incarnation des divinités.

Elles représentent des divinités taoïstes : les trois Purs célestes, les trois Généraux célestes sur leurs chevaux de bataille, les Maréchaux célestes, les Ancêtres, l’Empereur de Jade, l’Empereur du ciel et l’Empereur du pôle nord du ciel, les seigneurs de la Grande ourse et de la Petite ourse, les Trésoriers des richesses et des émoluements, le Destructeur des maladies, le Tigre blanc de la Porte du ciel, les trois Immortelles dragon-phénix, Tête de Cheval et Tête de buffle, annonciateurs de la mort, qui emmènent les âmes devant les juges du 10e tribunal des Enfers, les deux Maîtres célestes, le maître des saints, les sept Fonctionnaires, ….

D'autres peintures sont plus spécifiques de la religion Yao, et dépeignent les rituels initiatiques qui permettront de la cérémonie « Guadeng » dirigée par un maître instructeur qui montre aux jeunes garçons initiés comment marcher sur le Pont des 7 étoiles (la Grande ourse), et lui apprend les formules magiques. Ils doivent jeûner une semaine et se soumettre aux trois ordres, rendre visite aux Patriarches du Meishan, à la Porte du Pavillon haut du milieu du ciel, apprendre les incantations des Trois purs. Ils entrent en catalepsie.  Cette cérémonie permet de gagner des esprits-soldats qui protègent la famille.

Quatre rouleaux de petite taille représentent la migration des Yao à travers la mer déchaînée et la protection du dieu-roi chien Panhu qui leur a permis de regagner la rive sains et saufs.

Un long rouleau horizontal appelé le Pont du dragon du Grand Tao représente la procession des dieux qui accompagnent l’âme du mort, représenté dans une chaise à porteurs. Ce rouleau symbolise le pont entre ce monde et l’autre monde.

D'après Lemoine, Jacques. Yao ceremonial paintings.

Par Françoise Grenot-Wang - Publié dans : ethnologie
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Lundi 16 juin 2008
Amélie, l'in stitutrice Miao, et ses soeurs ont enfin terminé le repiquage. Après avoir travaillé des journées entières courbées sous un soleil de plomb, elles peuvent enfin célébrer la fête du riz nouveau. Cette fête réunit les villageois qui ce jour-là reçoi vent toute la famille pour un repas de fête. Puis sous la direction du "zhailao", le chef spirituel du village, tous se rendent sur la place centrale, chacun apportant une part de riz cuit et de viande. Ces mets sont mis en commun dans un grand panier dont tous viennent ensuite partager le contenu. Pendant ce temps, les anciens se réunissent dans un lieu sacré pour faire des prières aux esprits afin qu'ils protégent le village des calamités, qu'ils assurent une abondante récolte, qu'ils apportent la prospérité.





















Enfin, les visiteurs repartent, chargés chacun par la famille qui l'accueille d'un bloc de riz cuit emballé dans une feuille de taro, noué par une corde en paille de riz, accompagné d'un morceau de viande ou de poisson. Emballage végétal, sans rejets polluants, hélas en voie de disparition...

Par Françoise Grenot-Wang - Publié dans : agriculture
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 7 juin 2008
En ce début de juin, dans les montagnes Miao,les pentes sculptées en terrasses sont remplies de monde. C'est la période du repiquage des plants de riz, que l'on transporte de la rizière où l'on a fait les semis pour les replanter à espacements plus larges.

On dirait qu'ici le temps s'est arrêté.
Sur les peintures d'époque Ming, décrivant les coutumes des anciens Miao, on voit que les mêmes gestes se répètent, une année après l'autre, un siècle après l'autre, dans une harmonie parfaite entre l'homme et la nature.
Le riz "gluant" traditionnellement cultivé par les paysans Miao avec le fumier comme engrais est un produit d'agriculture purement biologique, d'une grande richesse nutritionnelle. Mais son rendement est insuffisant, dans une région fortement peuplée dont les terres cultivables sont limitées à un are environ par personne. Il faut 300 kg de riz par personne et par an pour assurer l'autosuffisance alimentaire, sachant qu'en montagne on ne fait qu'une récolte par an, les paysans Miao manquaient de riz chaque année.
C'est pourquoi le gouvernement  chinois a encouragé la culture d'une forme de riz hybride qui rend les paysans dépendants des fournisseurs de graines, d'engrais chimiques et d'insecticides, ce qui représente une menace pour la santé des animaux domestiques, de la pisciculture en rizière, et pollue la nappe phréatique.


Par Françoise Grenot-Wang - Publié dans : agriculture
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 2 juin 2008

Lorsqu'un enfant naît, la mère doit rester avec son bébé dans la maison pendant un mois sans en sortir. Seuls les personnes de la famille proche sont autorisées à entrer chez la nouvelle maman. A la fin du premier mois lunaire (30 jours), on célèbre son baptême, c'est à dire l'accomplissement de son premier mois (man yue). Cela donne lieu à une grande célébration dans la maison familiale, où sont invités cent à deux cent personnes, parents et amis du village ou des environs. Les hôtes tuent un ou deux cochons pour accueillir leurs invités qui apportent du riz et autres victuailles, ainsi qu'un peu d'argent. Les hommes trinquent à l'alcool de riz tandis que les femmes bavardent plus tranquillement.
A ma grande surprise, j'ai appris que cette célébration solennelle de la naissance d'un enfant a lieu quel que soit le sexe de l'enfant. Ce jour-là on choisit le nom de l'enfant qui fait son entrée dans la société.

 

Par Françoise Grenot-Wang - Publié dans : ethnologie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 14 mai 2008

De nombreux amis et parrains de l’association Couleurs de Chine s’inquiètent en raison des nouvelles du tremblement de terre qui a touché la province du Sichuan. Je souhaite les rassurer pour ce qui concerne la région où se trouvent leurs filleules. Nous n’avons perçu ici aucune secousse, car nous nous trouvons à près de mille kilomètres de l’épicentre du séisme.

Un problème tout à fait différent m’inquiète. De nombreux enfants de la région sont atteints par une sorte de rougeole qui pendant une semaine provoque une forte fièvre, des diarrhées et nausées. Cependant, d’après les médecins de l’hopital de Danian, il ne s’agit pas de l’épidémie « pied-main-bouche » qui touche des petits enfants de plusieurs provinces chinoises. Dans les trois villages de Gaoliao, Yala et Xiantang, il y a une cinquante d’enfants malades. Mais il semble que certains ont déjà récupéré et sont guéris après le traitement à l’hopital. Pour les familles de paysans Miao, ces traitements sont coûteux. Ils doivent porter les enfants sur leur dos du village jusqu’à l’hopital, à plus d’une heure de marche.

Par Françoise Grenot-Wang - Publié dans : ethnologie
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Dimanche 27 avril 2008
Je marchais hier en direction d’un village Dong de la région. Une femme me rejoint et marche avec moi en bavardant. Elle est Dong, mais parle chinois d’une façon compréhensible.  Elle est la sage-femme du village. Elle me raconte que les femmes accouchent encore pour la majorité d’entre elles à la maison, car elles craignent, si leur premier enfant est une fille, de mettre au monde une deuxième fille, perdant la chance d’avoir un garçon, puisque la politique de contrôle des naissances limite à deux enfants le nombre des naissances chez les minorités ethniques. Je lui demande alors comment font celles qui ont une deuxième fille.

- J'ai entendu parler d’infanticides, mais personne n’a jamais reconnu ce fait clairement. J’ai été frappée
que dans certains villages, toutes les familles ont un garçon et une fille. Comment font-elles ?

- Certaines vont faire une échographie à l’hôpital. Normalement les médecins n’ont pas le droit de dire le sexe de l’enfant, mais il y a des médecins qui se laissent soudoyer. Dans le cas de grossesse d’une fille, la mère pratique un avortement. Les avortements faits tardivement sont très douloureux et cette pratique est moins courante que l’infanticide.

- Avez-vous assisté à des infanticides ?

- Oui, me répond la sage-femme, très souvent. La petite fille nouvelle-née est plongée dans le seau d’excréments, ou bien on lui fait ingurgiter de l’alcool de riz. Elle est ensuite enterrée à l’abord du village.

- Dans ce village, c'est une pratique courante ?

- Oui, ils le font tous. L’envie d’avoir un garçon est si forte qu’ils ne veulent pas d’une deuxième fille. Ils perdent la chance d’avoir le garçon, ou alors il faudra payer une très lourde amende pour le troisième enfant.

- Maintenant le monde change, pourquoi tiennent-ils tant à avoir un garçon ?

- Parce que c’est leur propre survie qui est en jeu. Sans garçon à la maison, les vieux parents n’ont aucune aide, aucun moyen de survivre. Les filles partent se marier dans une autre famille et ne peuvent plus aider leurs propres parents.

Par Françoise Grenot-Wang - Publié dans : minorités ethniques
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 26 avril 2008
Aujourd'hui encore, dans certains villages Miao, Dong et Yao recultés du Guangxi et du Guizhou, les femmes tissent elles-mêmes le coton avec lequel elles font leurs vêtements. D'autres tissent les motifs qui seront assemblés sur le vêtement.
La trame est tendue puis peignée et enfin enroulée sur le métier à tisser. La tension des pédales permet les différents croisements entre la trame et la chaîne. Le doux bruit des navettes et de la tension des fils s'entend encore dans quelques villages reculés. Ailleurs, les femmes Miao ont relégué le métier à tisser dans un coin du grenier. D'ici quelques années, on ne verra plus les femmes tisser dans leur maison. Leur savoir-faire transmis à travers les générations depuis de nombreux siècles risque de se perdre à jamais.





Par Françoise Grenot-Wang - Publié dans : artisanat
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 13 avril 2008

 


La guérisseuse interroge la mère de la petite fille.

« Elle a souvent mal au ventre ?

-  Souvent. Depuis qu’elle est toute petite elle a mal au ventre

- Elle a la jaunisse liquide.

- Oui c’est bien cela, car elle a souvent la diarrhée. Elle a souvent mal au ventre, mais comme elle ne parle pas, on ne sait pas exactement où elle a mal.

- Si elle a la diarrhée souvent elle mange certainement très peu.

- Oui c’est vrai, elle mange très peu

- C’est justement parce qu’elle ne mange pas qu’elle est si maigre et ses cheveux sont jaunes, c’est qu’elle souffre de malnutrition.

- Tu as raison, elle a la diarrhée, son caca est comme de l’eau. Elle mange très peu.

- Elle sait marcher ?

- Cette année, elle commence à faire quelques pas, elle peut marcher un peu.

- Elle sait parler ?

- non, elle ne sait pas parler.

- Son âme s’est peut-être égarée. As-tu fait venir le maître des esprits pour rappeler son âme ?

- Oui, elle a peut-être perdu son âme. Par moment, on a l’impression qu’elle n’a plus son âme.

- Son âme est égarée, et elle est en plus malade, c’est pourquoi elle est de plus en plus faible. Il faut rappeler son âme.

- Elle a souvent la diarrhée liquide alors elle n’a jamais eu de force. Depuis qu’elle est petite, je ne sais pas ce qu’elle a. J’ai vu un autre guérisseur qui m’a dit la même chose que toi.

- J’ai apporté des plantes médicinales. Attends un peu je vais lui frotter le corps. Ici vous avez un maître des esprits ?

- Nous en avons un ici, mais il ne sait pas rappeler l’âme. Tu sais rappeler l’âme ?

- Je sais tout faire. Je connais les plantes médicinales et je sais rappeler l’âme. Je sais tout cela.

- Tu peux me donner un petit sachet à mettre dans le dos de ma fille pour qu’elle aille mieux ? Tu en as apporté ?

- J’en ai un peu, mais je n’ai pas tout au complet. Quand mon amie m’a appelée au téléphone je suis venue en vitesse et je n’ai pas pu aller chercher tout ce qu’il fallait. Il fait encore froid, et cet hiver a été si froid que les plantes sont toutes mortes, c’est difficile d’en trouver. Ces plantes on peut en trouver encore, mais il faut attendre qu’elles repoussent. Elle est née quel jour et quel mois ?

- Elle est née au printemps de l’année dernière, mais je ne sais pas quel jour. As-tu apporté des médicaments à faire bouillir pour lui faire manger ?

- Non, j’ai seulement des plantes pour mettre dans un sachet dans son dos.

- Après l’accouchement, j’ai pris froid en sortant pour garder les vaches dans la montagne, je suis tombée malade. Est-ce que tu as des médicaments pour cela ?

- Il semble que tu soies toi aussi en mauvaise santé depuis que tu as pris froid après la naissance.

- quand j’ai accouché, j’ai attrapé cette maladie, je suis sortie faire mes besoins, et j’ai eu soudain des tremblements comme si j’avais très froid. Je me rappelle très bien que je me suis mise au lit et couverte avec la couverture et j’ai mis beaucoup de temps à me réchauffer. As-tu un médicament pour cette maladie ?

- Oui, j’en ai un. J’en ai apporté quelques uns. Certaines de ces plantes sont dangereuses. Si les gens sont mal intentionnés, elles peuvent poser de graves problèmes de santé. J’ai apporté des plantes qu’on met dans le dos, avec celles là tu ne risques pas d’ennuis. Chez vous les Miao, il y a aussi de mauvaises gens, ils donnent des mauvais médicaments qui rendent malades. Mes médicaments sont préventifs, grâce à eux, tu ne tomberas pas facilement malade. Tu peux les porter sur le corps ou accrochés au-dessus de ta porte. Les gens qui entreront chez toi ne pourront pas te faire de mal.

- Nous les Miao nous avons aussi de mauvaises gens. Si tu as de bons médicaments  préventifs donne-nous en.

- ce matin je n’en ai pas pu en trouver beaucoup avant de venir. Je vous ai apporté celles-là, vous savez ce que c’est ?

- nous n’y connaissons rien en plantes médicinales, nous ne savons pas comment nous en servir.

- Ce matin je n’ai trouvé que ces plantes là. J’ai dit à Fang Fang au téléphone que j’allais chercher des plantes avant de venir.

- Elle dit qu’elle peut soigner la petite fille petit à petit. Elle dit qu’elle fera de son mieux.

- Oui, petit à petit. Tu mets ces plantes dans un tissu bien fermé et accroche lui autour du cou. Quand tu la laves ou que tu laves ses vêtements il ne faut pas le laver. Ses défécations sont-elles noires ?

- Non, elles sont plutôt blanchâtres.

- La petite a un gros ventre, il est tout gonflé. (La guérisseuse masse la petite fille)

- Avec son ventre si gros, est-ce qu’elle n’a pas des vers ?

- Oui un peu. Nous avons des médicaments pour les vers, mais ils sont très amers. Va plutôt acheter ces médicaments à la pharmacie pour soigner cela. Si vous prenez ces médicaments amers, il y a beaucoup de vers qui sortent mais c’est trop amer pour les petits enfants. Il vaut mieux acheter le médicament contre les vers.

- Dommage qu’elle ne puisse pas parler. En la massant ainsi, cela lui fait du bien. Tu es née quel mois ?

- il faut que je demande à ma mère, nous ne savons pas quand nous sommes nés, seulement notre mère le sait.

- il faudra faire attention, maintenant on n’est que le 2e mois.

- Si on veut avoir un garçon, est-ce qu’il faut bien choisir l’année ? J’ai déjà six filles. Y a-t-il un médicament pour avoir un garçon ?

- il n’y a pas de médicament pour avoir des garçons,  mais il y a une méthode : tu prends un fil et tu fais un rituel et ensuite tu enroules le fil autour de sa main et tu ne tombes pas facilement malade et tu mets au monde un garçon plus facilement.

 

 

Par Françoise Grenot-Wang - Publié dans : ethnologie
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 13 avril 2008

Sanyuesan, le 3e jour du 3e mois lunaire, est la fête des amoureux. Le matin de la fête, les gens arrivent de toutes les directions, ils descendent des villages par les sentiers de montagne, ils arrivent en bateau, en sampan de Congjiang ou de Rongshui, en tracteur, en camion ou en bus par la route depuis Zhaoxing ou Sanjiang…

Vers midi, une procession traverse la ville jusqu’à la rivière, portant les trophées décorés de fleurs de papier très colorées. Elle est suivie par les troupes des différents villages dont les participants, garçons et filles portent leurs plus beaux costumes. Cette année, les collégiennes de Fulu, parrainées par l'association Couleurs de Chine étaient  à l'honneur.
L'après-midi, une compétition est organisée entre tous les jeunes gars des troupes de villages. On appelle aussi cette fête huapaojie « fête des fusées multicolores ». Les « fusées » sont lancées trois fois. Un anneau décoré de rubans de soie de plusieurs couleurs est projeté en l’air par un explosif mis dans un détonateur. Lorsqu’il retombe, les participants se précipitent pour attraper la fusée multicolore, puis courent la rapporter jusqu’au podium sans être rattrapés par les autres.


Par Françoise Grenot-Wang - Publié dans : ethnologie
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 29 mars 2008


A l'école de Longxu, les élèves de deuxième année sont sagement assis en attendant leur professeur. Je les salue d'un "bonjour" en français et ils me répondent d'un "bongyou" timide. Les petites filles de cette école savent que c'est grâce à mes amis français qu'elles peuvent aller à l'école. Parmi elles, une petite fille toute blonde me sourit. Ici, les cheveux blonds sont à la mode parmi la jeunesse des grandes villes, mais leur blond décoloré n'a pas la beauté naturelle des cheveux de cette fillette Miao. Dans le passé, les Miao aux cheveux blonds étaient pourchassés et tués car on les considéraient comme des diables. C'est sans doute la raison pour laquelle ils sont maintenant peu nombreux. Cependant dans presque tous les villages Miao, on rencontre souvent un ou deux enfants blonds.
Cela confirmerait-il la théorie émise par certains missionnaires au début du 20e siècle que les Miao seraient originaires d'Europe et seraient passés par la Sibérie?



Par Françoise Grenot-Wang - Publié dans : Miao/Hmong
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus