médecine Miao

Publié le par Françoise Grenot-Wang

Dans le village de Linlang, le sorcieundefinedr jouit d’une grande réputation. Des villageois habitants à des li à la ronde viennent souvent le consulter. Il réduit les fractures des enfants qui guérissent en une semaine et celles des adultes en deux semaines. C’est ce qu’il m’affirme lorsque je l’interroge sur le secret jalousement gardé par sa famille de père en fils depuis des générations. Dans les villages des Grandes montagnes Miao, les paysans sont unanimes : en cas de fracture, pas besoin d’aller à l’hôpital. Le sorcier de Linlang réduit les fractures mieux et pour moins cher. Le remède utilisé : un peu d’eau du puits et quelques incantations.

La médecine traditionnelle Miao s’est perpétuée par tradition orale. Aucun recueil n’a été rédigé sur cette médecine, bien que des textes anciens chinois en vantent les bienfaits. Elle est fondée sur des principes de traitements simples, économiques, rapides et efficaces. Les ordonnances sont faciles à mémoriser et à préparer, selon le principe d’une « petite ordonnance pour guérir une grande maladie ». Les remèdes utilisés sont des plantes fraîches, crues, aussitôt cueillies aussitôt utilisées, contrairement à l’usage dans la médecine traditionnelle chinoise. Le principe est de choisir la plante dont l’efficacité est optimale selon la saison. « Au printemps cueillir les pousses pointues, en été les branches fleuries, à l’automne les tiges, en hiver les racines, sur les arbres de haute futaie récupérer la peau des fruits, dans les buissons tout est utilisable, des fleurs fraîches cueillir les boutons, des racines ne prendre que la tête, des joncs et des herbes prendre la racine entière. »

Les meilleurs résultats sont obtenus dans le domaine des fractures et des blessures. Pour les blessures par balle, il n’est pas nécessaire d’opérer, mais il suffit d’envelopper la plaie avec des deux ou trois sortes de plantes médicinales, au bout de quinze jours la balle est expulsée du corps et la plaie se cicatrise. Dans la plupart des villages Miao, les guérisseurs sont nombreux, pratiquant la médecine sans pour autant abandonner leurs activités agricoles.

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Publié dans ethnologie

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