Hospitalité Yao

Publié le par Françoise Grenot-Wang

A l'occasion d'une visite au canton de Baiyun, j'ai pu découvrir un nouveau village, où je n'étais jamais allée. Avec les quelques personnes qui m'accompagnaient, nous étions les premiers étrangers qui venaient dans ce village, les premiers occidentaux pour ces quelques femmes Yao d'un village assez démuni. Pourtant, à peine entrés dans une maison, elles nous ont fait asseoir sur des petits bancs et l'une d'entre elles s'est mise à préparer le "youcha", thé à l'huile au riz soufflé qu'elles nous ont servi dans des bols. Sans rien attendre de nous, sans rien nous demander, elles nous ont montré encore une fois la grande hospitalité des minorités de la région, alors que dans ce village nous n'avons fait aucun parrainage et qu'ils n'avaient jamais entendu parler de l'association Couleurs de Chine. Les Yao, comme les Miao et les Dong, ont un sens de l'hopitalité inné, qui  est le fruit de leurs coutumes ancestrales transmises à travers les générations.
Les Yao de cette région ont comme autoappellation : Ban. Les femmes portent encore la jupe en coton indigo mais ne portent plus au quotidien le haut de leur costume tradtionnel, trop fragile pour le travail agricole. Elles le remplacent par un T-shirt acheté sur le marché qui détonne avec leur coiffure somptueuse. Une évolution regrettable vers une modernisation qui ressemble plutôt à une perte d'identité culturelle.

Publié dans minorités ethniques

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hannah 20/10/2008 13:32

pour ses femmes elles portes un T- shirt , je trouve cela bien, nous aussi nous avons été a améliorer nos vie, si elles se sentes mieux avec, et puis le tissage de leurs costumes ses long et fatiguant et se sont les femmes qui les fond je pense;
les champs, les enfants, bref tellement de charge pour la femme;
pour l'hospitalité nous pourrions en prendre graines
soeur emmannuelle est morte aujourd'hui, elle aussi avait rencontrer au caire l'hospitalitées des plus pauvres a méditer ;